Terrorisme/conférence: la liste des pays à rejoindre la lutte contre l’État Islamique s’allonge

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La communauté internationale, réunie à Paris pour la conférence internationale sur la sécurité en Irak, a promis de soutenir la lutte de Bagdad contre les djihadistes de l’État islamique (EI) «par tous les moyens nécessaires», y compris militaires.

«Les participants à la conférence de Paris ont affirmé que Daesh (acronyme arabe de l’EI, NDLR) constitue une menace pour l’ensemble de la communauté internationale», selon le texte final de la réunion.

«Ils ont souligné l’urgente nécessité de mettre un terme à la présence de Daesh dans les régions où il a pris position en Irak. Dans cet objectif, ils se sont engagés à soutenir, par les moyens nécessaires, le nouveau gouvernement irakien dans sa lutte contre Daesh, y compris par une aide militaire appropriée, correspondant aux besoins exprimés par les autorités irakiennes», poursuit le document.

Ce soutien sera apporté «dans le respect du droit international et de la sécurité des populations civiles», assure-t-il.

«C’était à la fois une réunion de gravité et une réunion d’espoir», a estimé devant la presse le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en se félicitant de la présence de «30 pays, qui sont parmi les plus puissants du monde et qui sont dans des situations géographiques, idéologiques diverses, mais qui tous disent “nous avons décidé de lutter contre Daesh”».

«Beaucoup ont insisté ce matin sur la nécessité de tarir le financement de ce groupe terroriste et une conférence sera prochainement organisée à l’initiative de nos amis de Bahrein en ce sens», a-t-il indiqué.

En ouvrant dans la matinée la réunion, les présidents français François Hollande et irakien Fouad Massoum avaient lancé un appel pressant à l’engagement international contre les djihadistes de l’EI, une demande que l’Iran – pays voisin absent de la conférence – a toutefois d’emblée rejetée.

Les États-Unis mènent depuis le 8 août des frappes aériennes contre l’EI dans le nord de l’Irak, et plusieurs pays, dont la France, livrent des armes aux combattants kurdes irakiens, en première ligne dans le combat contre les djihadistes.

La conférence de Paris, qui réunissait notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, s’est tenue dans un contexte dramatique après la décapitation samedi par l’EI d’un otage britannique, David Haines, troisième otage occidental à subir un tel sort en moins d’un mois après les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff.

La Russie apportera «une contribution» à l’engagement militaire international contre les djihadistes de l’EI, a annoncé lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

«Nous avons une contribution à apporter à l’effort commun, mais nous allons le faire avec un objectif plus large : la préparation d’une analyse en profondeur de cette situation», a-t-il annoncé à l’agence de presse russe Itar-Tass, en marge de la conférence internationale sur la lutte contre l’EI à Paris.

Cette «contribution» sera destinée à soutenir le gouvernement irakien, «afin de nous assurer qu’ils sont en mesure de combattre les terroristes, pour assurer la sécurité de l’État», a-t-il précisé.

Moscou avait déjà annoncé en juillet avoir commencé la livraison d’hélicoptères de combat et d’avions de chasse à l’Irak.

«De même, nous fournissons une aide militaire, entre autres, à la Syrie, qui fait face, dans une moindre mesure, à une grave menace terroriste. Ce sont nos partenaires en Égypte, au Liban, au Yémen, en Jordanie», a rappelé M. Lavrov.

La Russie «est prête à participer à l’élaboration de mesures plus générales pour la lutte contre le terrorisme», a-t-il affirmé.

 

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