Québec se bat pour la gestion de la construction du pont Champlain

La première ministre Pauline Marois a demandé à son homologue fédéral Stephen Harper de lui céder la responsabilité de construire le nouveau pont Champlain. Ce serait un moyen, selon elle, de l’achever plus rapidement, donc avant 2021.

«Nous pourrions même prendre en charge la réalisation du projet. Je suis allée jusque-là [dans les discussions avec Stephen Harper] parce qu’on a plus d’expertise dans la gestion des ponts que n’en a le fédéral, à ce que je sache. On le voit d’ailleurs avec les problèmes que cela nous cause», a affirmé Mme Marois lors d’une période des questions houleuse à l’Assemblée nationale, hier.

La première ministre faisait valoir qu’elle a abordé le dossier du pont Champlain, qui relève du fédéral, à chacune de ses trois rencontres avec M. Harper. Elle lui a soumis «des propositions très concrètes […] pour travailler main dans la main, de concert, pour raccourcir les échéanciers. Est-ce qu’on peut les ramener de trois ou quatre ans? Tant mieux, c’est ce que je souhaite», a-t-elle dit. Le chef caquiste François Legault venait d’affirmer que «ça n’a pas de bon sens d’attendre jusqu’en 2021» pour avoir un nouveau pont. Il lui a demandé de faire pression sur Ottawa pour devancer l’échéancier.

Les libéraux blâmés

«Le gouvernement du Parti québécois s’arrache le coeur pour protéger les citoyens, pour leur assurer une alternative aux problèmes qui sont causés», a lancé la première ministre Marois, accusant le gouvernement précédent d’avoir laissé «traîner» le dossier. La remarque a fait bondir les libéraux. «Est-ce que les membres de l’opposition pourraient se calmer un peu?», a demandé le président Jacques Chagnon, qui a dû rétablir l’ordre à quelques reprises.

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