L’ONU demande au Vatican de lâcher les prêtres pédophiles

Le Vatican viole jusqu’à présent la Convention sur les droits de l’enfant dans les affaires de sévices sexuels, a déclaré mercredi à la presse la présidente du Comité des droits de l’enfant pour les Nations Unies, Mme Kristen Sandberg.

Interrogée pour savoir si le rapport du Comité présenté mercredi aboutit à dire que le Vatican viole cette Convention de 1989 dans les affaires de sévices sexuels Mme Kirsten a dit: «ma réponse simple est oui, il y a une violation de la Convention jusqu’à maintenant parce qu’ils n’ont pas fait tout ce qu’ils auraient dû».

Le Comité a demandé mercredi au Vatican de déférer devant la justice tous les pédophiles au sein de l’Église, critiquant l’attitude du Saint Siège dans le passé.

Le Comité demande au Vatican «de relever immédiatement de leur fonction toute personne suspectée d’abus sexuel et de déférer leur cas aux autorités judicaires compétentes à des fins d’enquête et de poursuites».

Le Comité souligne dans son rapport publié mercredi à Genève «sa profonde préoccupation quant aux abus sexuels d’enfants par des membres de l’Église catholique placés sous l’autorité du Saint Siège, avec des religieux impliqués dans l’abus de dizaines de milliers d’enfants dans le monde».

«Le Comité est profondément préoccupé que le Saint Siège n’ait pas reconnu l’étendue des crimes commis et n’ait pas pris les mesures nécessaires pour traiter les cas d’abus sexueIs d’enfants et protéger ces enfants, et ait retenu des politiques et des pratiques qui ont conduit à la poursuite de ces abus et à une impunité pour leurs auteurs», affirme le rapport.

Il dénonce notamment les transferts de paroisses en paroisses dans un même pays ou dans un autre pays, pour cacher ces crimes et les occulter des autorités judiciaires.

«La pratique de la mobilité des auteurs de sévices a permis à de nombreux prêtres de rester en contact avec des enfants et de continuer à les abuser», affirme le rapport.

Il fait suite à l’examen le mois dernier par le Comité -constitué de 18 experts indépendants des droits de l’Homme de divers pays- de la position sur ces questions du Vatican, État représenté à l’ONU.

 

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