Le dernier séisme provient de la faille transhaitienne

Les responsables de l’Unité de surveillance Sismique ont communiqué les premières informations en ce qui a trait à la secousse tellurique du lundi 25 février 2013. L’ingénieur géologue Claude Prepti, indique que les données collectées par les sismomètres permettent que constater que l’épicentre du séisme ne se situe pas sur la faille de la presqu’ile du sud ni sur la faille de Léogane.

Le violent séisme du 12 janvier 2010 avait été enregistré sur un segment de la faille de Léogane.

M. Prepti souligne que cette secousse tellurique ressentie par les résidents de la capitale peu avant 8 heures PM le lundi 25 février 2013 n’est pas une réplique du violent séisme du 12 janvier 2010. L’épicentre de ce séisme de magnitude 3.5 sur l’échelle de Richter a été localisé à 6 kilomètres de Thomazeau. L’épicentre est pratiquement sur le morne a cabrit non loin de Trou Caiman, explique le géologue responsable de l’unité de surveillance sismique.

C’est un segment de la faille transhaitienne dans la chaine des Matheux qui a été en cause. Il fait remarquer la secousse a été relativement faible mais a été diversement ressentie par les habitants en fonction de la composition du sol.

A 27 kilomètres de l’épicentre, dans certains quartiers de la région métropolitaine les habitants ont été pris de panique en raison de l’ampleur de la secousse. Plusieurs centaines de personnes avaient abandonné leurs résidences qu’elles craignaient de voir s’effondrer.

M. Prepti explique que l’amplitude de la secousse a été amplifiée par certains sols. Certains sols peuvent multiplier l’amplitude par deux ou trois, révèle M. Prepti soulignant que le relief également peut amplifier les ondes sismiques.

Les responsables de l’unité de surveillance sismique ont compris que cette faille des Matheux est active. Toutefois M. Prepti indique qu’historiquement cette faille n’a jamais provoqué de violents séismes. Il exhorte les citoyens à ne pas céder à la panique lors des secousses. Ces séismes faibles ne devraient pas provoquer une situation de panique, dit-il. Cependant il attire l’attention sur la vulnérabilité qui n’est pas uniquement liée à l’activité des failles mais également au respect ou non des normes de construction et aux comportements lors des secousses.

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