La session extraordinaire a avorté sous la pression des sénateurs de l’opposition

Les sénateurs de l’opposition ont empêché la tenue de l’assemblée nationale du 3 juin 2013. Le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, a indiqué que l’assemblée nationale préalable à une session extraordinaire a été annulée en raison de l’opposition des 7 sénateurs ayant convoqué le Premier Ministre Laurent Lamothe.

M. Desras a voulu calmer le jeu en faisant valoir que l’assemblée nationale a été reportée par consensus entre l’Exécutif et les leaders du Parlement.

Pour le président du Sénat, le menu de la session extraordinaire pourrait être soumis aux législateurs lors de l’ouverture de la deuxième session ordinaire, le 10 juin prochain. Plusieurs propositions de loi devront être votées par la chambre des députés, dont la loi sur le fonds national d’éducation et celle relative à la lutte contre le blanchiment des avoirs.

Les sénateurs de l’opposition à plusieurs reprises avaient réclamé la tenue de la séance de convocation du Premier Ministre avant l’assemblée nationale. Le sénateur Steven Benoît avait expliqué que la correspondance de convocation du chef de la villa d’accueil était antérieure à la convocation en assemblée nationale.

Le sénateur Jean Baptiste Bien Aimé a indiqué que les sénateurs convocateurs ont préparé leur dossier pour cette séance qui doit permettre de lever le voile sur plusieurs dérives. Outre la gestion des fonds d’urgence post Sandy, les sénateurs veulent aborder d’autres dossiers tels le fonds national d’éducation et l’opacité de plusieurs contrats gré a gré.

Il y a de nombreux indices de corruption, martèle M. Bien Aimé. Le Premier Ministre devra être accompagné de tous les membres de son gouvernement.

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