La femme d’Arthur Porter est maintenant aux ordres de la SQ

Menottes aux poignets, la tête basse, Pamela Mattock, l’épouse de l’ancien patron du Centre universitaire de santé McGill Arthur Porter, est arrivée vendredi à 7 h 20 au quartier général de la Sûreté du Québec, rue Parthenais à Montréal.

Assise à l’arrière d’une voiture banalisée, flanquée d’une policière de l’Unité permanente anticorruption, elle arrivait de Toronto où le vol qui la ramenait du Panama s’est posé en début de nuit.

Elle devra maintenant subir un interrotagoire.

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a confirmé la nouvelle de son extradition jeudi en fin de journée, après que l’avion où la suspecte prenait place se soit envolé vers Toronto.

Mme Mattock avait été prise en prise en charge un peu plus tôt par des policiers québécois de l’Escouade Marteau, bras armé de l’UPAC, chargés de la ramener sous bonne garde du Panama vers Montréal.

De mémoire de policiers, il s’agit d’une victoire rarissime, voire d’une première au Québec, chuchotait-on près des bureaux de l’UPAC jeudi: une personne extradée de l’étranger dans un dossier de corruption.

Le Dr Arthur Porter et sa conjointe ont été arrêtés à la fin mai, lors de leur arrivée à Panama. Ils étaient visés par une «alerte rouge» aux membres d’Interpol, émise à la demande de l’UPAC.

Le Dr Porter fait notamment face à des accusations de fraude, abus de confiance et commissions secrètes dans le cadre de l’octroi du contrat de construction du mégahôpital anglophone à SNC-Lavalin. Il a fait savoir qu’il contesterait la demande d’extradition dont il est l’objet.

Mme Mattock est accusée de blanchiment d’argent en lien avec ce dossier, parce que l’argent des pots-de-vin allégués versés à son conjoint aurait transité par des comptes en banque qu’elle contrôle.

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