Il gagne 100 000 $, mais sans papier

william

 

William Antoine n’a pas de problème d’argent. Mais il en un autre encore plus compliqué. Depuis huit ans ce camionneur est cloitré au Canada, à faire fonctionner l’économie de ce pays, sans espoir de voir ses trois enfants restés en Haïti.

 Ses démarches d’obtention de résidence ont buté depuis son arrivée en sol canadien, en 2007, sur des refus systématiques. Sa demande de statut de réfugié a été dédaignée rapidement. Il entreprend alors une démarche pour l’obtention de la résidence pour des motifs humanitaires. Nada. Le Canada lui dit de nouveau qu’il n’est pas éligible.

Jusqu’ici, cela lui a coûté plus de 16 000 dollars en frais d’avocat. Un avocat véreux qui profitait de sa méconnaissance de ses droits en matière d’immigration. Et c’est sans compter les frais de traitement de son dossier à Immigration Canada. On parle, incluant ses trois enfants haïtiens, de 1550 dollars et 1100 dollars sans les enfants.

Avec le nouveau programme d’Ottawa depuis la levée du moratoire sur le renvoi vers Haïti, le 1er décembre dernier, William Antoine a un regain d’espoir. «Je vais encore payer 1550 dollars car je voudrais après huit ans réunir mes enfants», espère-t-il.

Plus de détails et la vidéo sur www.intexto.ca

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