Haïti : la promesse non tenue des «six»

 

Le sénateur Bien-Aimé

Le sénateur Bien-Aimé

 

Le groupe des six sénateurs a manqué à sa parole hier. « Nous, nous sommes toujours présents car on est très discipliné.» avait déclaré en substance le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé quelques heures avant la séance avortée de jeudi au Sénat.

Pourtant, le sénateur Bien-Aimé lui-même ainsi que quatre autres de ses collègues ont brillé par leur absence lors de l’appel nominal.

« C’est une réponse au président du Sénat qui avait annoncé notre présence dans la presse sans même nous consulter» déclare le sénateur du Nord Moïse Jean-Charles pour justifier l’absence de ses collègues.

Autre groupe des six

À l’opposé de ce groupe des six opposants au pouvoir, un autre groupe d’une demi douzaine de sénateurs également songe à une démission en bloc.

C’est le sénateur Edwin Daniel Zenny qui mène cette tendance politique. Leur démission offrirait le champ libre au président Martelly pour organiser les prochaines élections.

Le chef de l’État devrait dès lors constater la caducité du Parlement. «Je suis pour un déblocage de la situation, prêche le sénateur Zenny, je suis prêt à sacrifier deux autres années de mon mandat pour cela». Son mandat de sénateur expire en 2017.

De son coté, le vice-président du Sénat Andris Riché est furieux. « C’est une bande fainéants qui ont peur de débattre des questions nationales», fustige le parlementaire.

Le sénateur de l’OPL va même jusqu’à conseiller le chef de l’État de lancer le processus électoral sans cette frange de l’opposition.

«Moi si j’avais les rênes du pouvoir je lancerais les élections même avec 3% de la population», a-t-il dit.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *