France/attentat: douze morts et une douzaine de blessés dans l’attaque contre Chalie Hebdo

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Douze personnes – 2 policiers et 10 journalistes – sont mortes et huit autres ont été blessées mercredi lors d’une attaque à la kalachnikov et au lance-roquette menée par au moins deux hommes cagoulés au siège du journal satirique Charlie Hebdo à Paris.

Quatre des blessés se trouvent dans un état critique et leur vie est menacée.

La fusillade a eu lieu dans le hall et devant le siège de l’hebdomadaire. Les auteurs de la fusillade auraient crié « nous avons vengé le prophète » avant de prendre la fuite, ont indiqué des témoins. Ils ont ensuite pris la fuite et sont toujours activement recherchés. Ils auraient changé de véhicule au cours de leur fuite.

Alors que la plupart des témoignages font état de deux agresseurs, les policiers et le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, soutiennent que les autorités traquent trois criminels en lien avec l’attaque.

Les dessinateurs et caricaturistes – connus sous leur nom de plume: Cabu, Charb, Tignous et Wolinski – auraient été tués au cours de l’attaque. Stéphane Charbonnier, alias « Charb », était le directeur de Charlie Hebdo. Il avait 47 ans. Jean Cabut, dit « Cabu », était âgé de 76 ans. Georges Wolinski, 80 ans, collaborait aussi avec plusieurs autres publications. Bernard Verlhac, qui avait emprunté le nom de plume « Tignous », dessinait également pour Marianne et de Fluide glacial.

Les deux policiers de faction devant les locaux de la publication, qui était régulièrement menacée, ont également été abattus.

Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier à survenir en France depuis plusieurs décennies. Une vague d’une dizaine d’attentats islamistes, survenus à Paris en 1986, avait fait 12 morts et quelque 200 blessés.

« C’est un attentat terroriste, cela ne fait pas de doute », a déclaré François Hollande, qui s’est rendu sur les lieux de la tragédie un peu avant 13h00, heure locale. Le président Hollande a déclaré qu’il s’agissait d’un attentat terroriste d’une « exceptionnelle barbarie ».

De son côté, le premier ministre Manuel Valls a décidé de relever le plan Vigipirate contre les attentats à son niveau le plus élevé dans la région Île-de-France.

Les leaders politiques de la planète, dont le président américain Barack Obama, le premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel, ont condamné l’attaque. De l’autre côté, le groupe armé État islamique s’est réjoui de l’attaque estimant qu’il s’agissait d’une vengeance bien méritée contre la France.

 

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