Dix jours après son évasion le Hells René Charlebois se suicide

Le Hells Angels René «Baloune» Charlebois, qui ‘était évadé du pénitencier à sécurité minimum Montée Saint-François il y a dix jours, s’est suicidé devant les policiers, cette nuit près de Sorel, ont confié des sources à La Presse.

Charlebois, qui s’était caché dans une résidence de l’Ile-aux-Fantômes, venait d’être coincé par les policiers de la Sûreté du Québec lancé à ses trousses vers 1h15 cette nuit lorsqu’il aurait retourné une arme contre lui.

Des sources indiquent que les policiers de la SQ n’auraient pas fait feu ce qui confirmerait la thèse du suicide. Par souci de transparence, l’enquête a été transférée à la police de Montréal. 

Le 14 septembre dernier, le motard de 48 ans s’est évadé du pénitencier de Laval. Il s’y trouvait depuis plus d’un an.

Nos sources nous indiquent que «son dossier s’en allait dans la bonne direction». Il avait même profité de quelques sorties médicales sans qu’il n’y ait aucun problème. Il devait bénéficier de permissions de sorties au printemps prochain. 

Malgré son important passé criminel, la cote de sécurité de Charlebois faisait en sorte qu’il pouvait être détenu dans un pénitencier à sécurité minimum. 

Autrefois livreur de pizza, René Charlebois a rapidement gravi les échelons chez les Hells Angels où il est devenu un proche de l’ancien chef guerrier de ce groupe de motards, Maurice «Mom» Boucher.

Il a débuté comme membre du défunt club-école des Rockers de Montréal avant de devenir membre des Nomads, le groupe d’élite des Hells Angels. René Charlebois s’était fait connaître du public lorsque les chanteurs Ginette Reno et Jean-Pierre Ferland ont interprété chacun l’un de leurs plus grands succès lors de son mariage célébré avec faste. «Mon coeur, mon sang, ma vie pour les Hells Angels» avait alors déclaré le nouveau marié, soulevant les applaudissements des nombreux invités.

Peu après, Charlebois a été arrêté dans la vaste opération Printemps 2001 et condamné à une longue peine de prison pour complot, trafic de stupéfiants et gangstérisme. Au début de 2004, il a été condamné à la prison à vie pour le meurtre de l’agent source Claude DeSerres, tué dans un chalet de Notre-Dame-de-la-Merci, le trois février 2000. DeSerres portait un appareil de type «body pack» lorsqu’il a été assassiné et toute la scène a été enregistrée.

Charlebois était admissible à une semi-liberté en maison de transition depuis mars dernier, mais il ne l’a visiblement pas demandée. Il aurait été admissible à une libération conditionnelle totale en mars 2016

 

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