Canada/sécurité: Harper crée de nouveau la controverse sur la possession d’armes à feu

armes

Stephen Harper estime que les gens vivant loin des postes de police ont besoin de s’armer pour se défendre.

Ce commentaire du premier ministre, lancé en Saskatchewan la semaine dernière, suscite beaucoup de réactions. Et au moins un ministre conservateur interrogé mardi matin n’arrivait pas à le défendre.

Le premier ministre parlait d’armes à feu, jeudi, à une réunion de l’Association des municipalités rurales de la Saskatchewan. Il disait que sa femme venait d’un milieu rural et que la possession d’armes à feu, ce n’était pas juste pour la ferme. Selon lui, c’est aussi nécessaire pour sa sécurité lorsqu’on vit loin d’un poste de police.

Le commentaire serait peut-être passé inaperçu. Mais le Parti conservateur l’a repris pour encourager ses membres à le financer.

Jusqu’à maintenant, les conservateurs avaient dit que les fermiers ont besoin de leurs armes pour protéger leur bétail contre les coyotes. Ils reprochaient aux partis d’opposition de criminaliser d’honnêtes fermiers et chasseurs en s’opposant à la destruction du registre des armes d’épaule.

C’est ce discours contre le registre que le Parti conservateur semble vouloir ressusciter, accusant à nouveau néo-démocrates et libéraux de vouloir reprendre l’exercice.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair y voit surtout une tentative de diviser les citoyens, opposant les urbains aux ruraux. De passage à Montréal, mardi matin, M. Mulcair a dit qu’il est irresponsable pour un premier ministre d’encourager les gens à s’armer pour leur propre protection.

Le ministre Denis Lebel, également à Montréal, a cherché, en vain, à se sortir de cette situation. Le ministre a assuré que son gouvernement n’avait aucunement l’intention «d’insécuriser la population».

 

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