Québec/violences: deux morts et un bléssé grave à Marieville

marie ville

Deux hommes ont été tués et un autre a été gravement blessé lors d’une fusillade à Marieville, mercredi soir, en Montérégie. Depuis les événements, des dizaines de policiers lourdement armés ratissaient le secteur pour mettre la main au collet du suspect.

Léonne Choquette a vécu l’horreur. Son fils Éric a été atteint par au moins deux balles lors de la tuerie. Cinq minutes plus tôt, il avait quitté la maison de sa mère pour aller montrer son nouveau tracteur au propriétaire du garage, à deux pas de là. «J’ai entendu trois coups de carabine. J’ai dit à ma bru: ”as-tu entendu ce que je viens d’entendre?”» Aussitôt, elle sort de sa maison. Elle entend alors un homme lâcher un puissant cri. «Il a dit à mon fils: ‘crisse ton camp de là, je veux pas te voir icitte», récite-t-elle, sonnée.

Son fils court dans sa direction, les vêtements ensanglantés. «Il m’a crié: va t’en, tu vas te faire tirer!», raconte Léonne Choquette, encore sous le choc. «Il avait la main arrachée et le cou en sang. Il était magané. Je pensais faire une crise de coeur», explique-t-elle d’un souffle. Sans plus attendre, la conjointe d’Éric Choquette l’embarque dans son véhicule et part en trombe. Dans cette confusion, Mme Choquette entend trois autres coups de feu résonner dans le voisinage. Selon elle, il s’agirait de tirs de carabine. Son fils Éric a été transporté à l’hôpital où il lutte pour sa vie. L’homme de 47 ans est père de trois enfants d’âge adulte.

Trois autres hommes se trouvaient dans la cour à ferraille du chemin de la Branche-du-Rapide au moment du drame selon Léonne Choquette: le propriétaire des lieux, un homme qui habitait au-dessus de chez lui et un voisin des environs. Au moins l’un d’entre eux était connu pour détenir une arme à feu. «Je sais qu’ils vendent de la scrap et des pièces d’auto», résume-t-elle au sujet des activités de la cour à ferraille. Les autres voisins interrogés par La Presse ne connaissaient pas le propriétaire du garage.

Des policiers de l’escouade tactique de la Sûreté du Québec ont été déployés en début de soirée hier pour tenter de retrouver le tireur, qui serait armé. Un large périmètre de sécurité a été établi à l’intersection du chemin des Trente-Six et du chemin de la Branche-du-Rapide, en périphérie du centre-ville de Marieville. Il s’agit d’un secteur peu boisé, où se trouvent principalement des fermettes et des champs.

La Sûreté du Québec s’est faite avare de commentaires sur les circonstances du drame étant donné que la traque est toujours en cours.

 

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