Marchés financiers: Wall Street craint une dégradation de l’économie mondiale

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Wall Street, déjà fortement secouée mercredi, poursuivait son repli jeudi à l’ouverture, les bons indicateurs ou résultats d’entreprises aux États-Unis ne parvenant pas à calmer l’angoisse des investisseurs.

Les marchés vers 9h50 ce jeudi:

  • TSX 13 791,72 / -78,16 (-0,56%)
  • Dow Jones 16 026,49 / -115,25 (-0,71%)
  • S&P 500 1 845,17 / -17,32 (-0,93%)
  • NASDAQ 4 166,83 / -48,49 (-1,15%)

 

Troublée la veille par une série d’indicateurs américains décevants attisant la crainte d’une dégradation de l’économie mondiale, la place new-yorkaise avait déjà connu une séance difficile: le Dow Jones a perdu jusqu’à 2,80% avant de réduire ses pertes et de terminer en baisse de 1,06%, le Nasdaq avait reculé de 0,28%.

Jeudi, les courtiers américains étaient tout aussi mal à l’aise.

L’annonce d’une chute inattendue des inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis, qui sont tombées à leur plus bas niveau depuis 14 ans pendant la semaine close le 11 octobre, ne parvenait pas à les rasséréner.

Ce chiffre peut pourtant être qualifié, selon Ian Shepherdson, économiste à Pantheon Macroeconomics, de «spectaculaire». «C’est un signal clair de la réelle solidité du marché du travail», a-t-il estimé. Mais «le marché des actions et l’économie réelle ne sont pas la même chose.»

Les résultats supérieurs aux attentes de la banque d’affaires Goldman Sachs, dont les bénéfices se sont envolés de 60%, ou du fournisseur d’assurance médicale et de services de santé UnitedHealth, qui a relevé sa prévision de bénéfice annuel, n’étaient pas d’un plus grand secours.

«L’aversion mondiale au risque persiste face aux inquiétudes exacerbées sur la croissance mondiale, alimentées mercredi par le recul-surprise des ventes au détail aux États-Unis», ont commenté les analystes de Charles Schwab.

Une mauvaise nouvelle qui est venue s’empiler sur les craintes déjà fortes de récession en Europe ou le fort ralentissement de la croissance en Chine.

À cela s’ajoutent plusieurs facteurs comme «la résurgence des inquiétudes sur la dette grecque, la peur liée à Ebola ou les vives tensions géopolitiques» entre la persistance de la crise ukrainienne et la menace de l’organisation État islamique au Moyen-Orient, ont relevé les experts de Charles Schwab.

Les investisseurs continuent par ailleurs d’observer la glissade des cours du brut à l’oeuvre depuis plusieurs semaines. Le baril de brut coté à New York, le WTI, est passé dans les échanges électroniques sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis juin 2012.

Le marché obligataire, profitant de la ruée des investisseurs vers les valeurs refuges, était en légère hausse. Signe d’une demande élevée, le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,085% contre 2,090% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,865% contre 2,876% la veille.

 

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