L’Opposition dénonce l’arrêté présidentiel donnant le coup d’envoi des élections

Evans Paul de la KID

Evans Paul de la KID

Plusieurs leaders de l’Opposition dont Evans Paul, Victor Benoît et Jean André Victor, dénoncent la décision du chef de l’Etat de publier un arrêté présidentiel pour convoquer le peuple en ses comices le 26 octobre 2014.

Evans Paul, chef de file de la KID, juge qu’il s’agit d’une décision hâtive puisque la loi électorale n’est toujours pas votée par le Sénat. Faisant valoir que les conditions ne sont pas réunies pour l’organisation du scrutin, M. Paul a laissé entendre qu’il faut au préalable résoudre le problème du Conseil Electoral de 7 membres.

C’est une mesure légale qui s’apparente à une pression politique, estime M. Paul.

Cet avis est partagé par le professeur Victor Benoît, un des chefs de file de la Fusion des Sociaux démocrates. C’est anormale parce qu’il faut avoir au préalable la loi électorale, a insisté M. Benoît qui n’est pas accroché à la date du 26 octobre.

Attirant l’attention sur la nécessité de respecter la procédure constitutionnelle, M. Benoît met en garde contre toute précipitation qui pourrait conduire à une mascarade électorale.

De son coté, l’un des membres du comité directeur du Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique (Mopod), Jean André Victor, prévient que cette décision peut conduire à une aggravation de la crise politique. Il n’y a aucune solution au problème du CEP et maintenant le président fait une fuite en avant, déplore l’agronome Victor pour qui le recours à l’article 12 de l’Accord d’El Rancho conduira à des élections contestées.

Les conséquences de cette crise serait alors très grandes prévient M. Victor citant entre autres une fragilisation des institutions constitutionnelles dont le Parlement.

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