Le système judiciaire est paralysé : les greffiers sont à leur deuxième jour de grève

Les greffiers de tous les tribunaux observent depuis hier un arrêt de travail afin de réclamer une augmentation salariale.

La grève a empêché la tenue des audiences prévues au Palais de justice de Port-au-Prince et pourrait entraîner le report des assises criminelles dans les 18 juridictions.

Les leaders du mouvement affichent une grande détermination et assurent que la grève sera maintenue jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Des détenus, qui n’ont pu être entendus par les juges en raison de l’absence des dossiers, ont dû avec les larmes aux yeux regagner leurs cellules au Pénitencier National.

Les prisonniers sont les principales victimes de cette grève qui résulte d’un bras de fer de plusieurs mois entre les autorités gouvernementales et les greffiers.

Les greffiers, membres de l’appareil judiciaire, dénoncent depuis plusieurs années une marginalisation de leur fonction qui se caractérise par l’absence d’ajustement salarial. Un des leaders du mouvement, Jean Tassy Cadet, affirme que les autorités avaient conclu un accord pour que le salaire des greffiers passent de 9 000 à 32 000 gourdes. Cependant les ajustements promis n’ont jamais été concrétisés.

La ministre des finances auraient indiqué aux greffiers qu’il n’y a eu qu’une correspondance du ministère des finances à ce sujet.

Les prédécesseurs de l’actuel garde des sceaux, Jean Renel Sanon, sont dans le collimateur des greffiers qui ne décolèrent suite aux mensonges des membres du gouvernement.

Cette fois ci les greffiers n’entendent pas lâcher prise et réclament le versement des montants promis. Ils assurent que les fonds nécessaires pour les ajustements sont déjà alloués dans le budget rectificatif.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *