Le chef du Parquet échoue dans sa tentative d’auditionner Josué Merilien

Le coordonateur général de l’Union Nationale des Normaliens d’Haïti (Unnoh), Josué Merilien, a été imperturbable durant son audition au Parquet de Port-au-Prince hier jeudi 30 janvier 2014.

L’audition n’a pas eu lieu en raison de désaccord entre le commissaire du gouvernement, Kerson Darius Charles, et les avocats de leader du syndicat enseignant. Les avocats André Michel, Newton Saint Juste et Mario Joseph, ont refusé que leur client réponde aux questions d’un juge de paix. Nous avons quitté le greffe quand le commissaire est parti, a expliqué André Michel, l’un des avocats de M. Merilien.

Le juriste affirme qu’il s’agit de persécutions politiques orchestrées par l’administration Martelly. Le climat était tendu et des échanges vifs ont eu lieu entre le chef du Parquet et les avocats du chef de file de l’Unnoh.

M. Merilien a rapporté aux journalistes qu’il a été bousculé par le commissaire du gouvernement alors qu’il se dirigeait vers la porte du greffe.

Néanmoins le leader de la contestation des enseignants n’entend pas lâcher du leste et assimile sa convocation à une tentative d’intimidation pour casser la mobilisation des enseignants. Le leader syndical révèle que le chef du Parquet n’a pas été en mesure d’indiquer les motifs de sa convocation.

A sa sortie du Parquet, le chef de file de l’Unnoh a lancé un appel à l’intensification des manifestations contre le gouvernement. Réitérant sa détermination à poursuivre la mobilisation jusqu’à satisfaction des revendications M. Merilien a dénoncé la gestion du gouvernement qui investit des fonds énormes dans l’organisation de deux festivités carnavalesques chaque année. Il faut mobiliser des ressources dans le budget pour que les enseignants reçoivent un salaire de base de 50 000 gourdes, insiste t-il.

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