La maison olympique canadienne devient la nouvelle fierté de Montréal

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Des dizaines de dignitaires. Deux scènes. Des centaines de danseurs. Un terrain de volleyball de plage. Mais surtout, cinq petits anneaux que l’on ne voyait qu’à Lausanne. Du moins, avant les cérémonies d’hier.

Le Comité olympique canadien n’a pas ménagé ses efforts, hier, pour inaugurer la Maison olympique canadienne, le projet que caressait depuis longtemps le président du COC, Marcel Aubut. Depuis hier soir, les anneaux olympiques sont maintenant visibles au sommet de la tour sise au 500, boulevard René-Lévesque Ouest.

«Le Comité olympique canadien a maintenant sa maison. Bravo!», a lancé un Marcel Aubut débordant d’enthousiasme, lors du dévoilement du premier des trois logos olympiques.

«Êtes-vous fiers de Montréal?», d’ajouter un Denis Coderre tout aussi rayonnant.

«J’ai été ministre des Sports, et j’ai pu constater que le sport est ce qu’il y a de plus rassembleur, a poursuivi le maire de Montréal. C’est un outil économique et un outil de citoyenneté.»

Quand Émilie Heymans et Steve Podborski ont tiré le voile sur les anneaux olympiques situés sur la place devant l’édifice, ils ont du même coup fait entrer Montréal dans une classe à part. C’est que les fameux cinq cercles ne sont visibles – en permanence – qu’à Lausanne. Du reste, le logo a historiquement été jalousement protégé.

«Les familles et les enfants pourront maintenant se faire photographier devant les anneaux. C’était impossible avant l’arrivée de Thomas Bach [comme président du CIO]. On lui dit merci!», s’est réjoui Marcel Aubut.

Les anneaux se retrouvent également, illuminés, tout juste au-dessus de l’entrée principale. Mais c’est évidemment la troisième version des anneaux qui était la plus attendue: quelque 25 étages plus haut, au sommet du gratte-ciel.

«C’est à Montréal et c’est quelque chose, a déclaré l’ancienne hockeyeuse France St-Louis. Je me souviens des anciens bureaux du COC, au Stade olympique, dans la cave, sans fenêtres. On dira ce qu’on voudra, Marcel Aubut a défoncé des portes. Il est allé chercher 100 millions et on a eu des résultats au bout de la ligne. Nos athlètes s’illustrent parce qu’ils ont des entraîneurs et de l’encadrement.»

Les spectateurs venus assister aux événements ont eu droit à un avant-goût de ce qui les attendra à l’intérieur, puisque sept stations sportives avaient été installées au beau milieu du boulevard René-Lévesque, fermé pour l’occasion.

Au-delà du simple symbole olympique, les athlètes ont évidemment eu leur place. De façon symbolique d’abord, puisqu’une sculpture avec les noms de tous les médaillés olympiques de l’histoire a été inaugurée devant l’immeuble. Mais aussi par la présence de plus de 200 athlètes olympiques sur place, venus rencontrer le public.

«Ce sont des athlètes qui nous ont inspirés quand nous étions jeunes. C’est donc vraiment bien de pouvoir les rencontrer», a raconté Marie-Philip Poulin, auteure des buts gagnants des finales olympiques de hockey féminin de 2010 et 2014.

 

 

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