La famille de Jean Serge Joseph débute leur deuil

C’est à l’église Melkite de Montréal, pleine à craquer, que les funérailles du juge Jean Serge Joseph ont été chantées dimanche en présence notamment de sa femme RachelleAcela et ses enfants mais aussi de ma mère.

RachelleAcela qui arborait de grosses lunettes de soleil, un grand chapeau noir tressé  rimant avec son accoutrement noir et blanc n’a pas bronché tout au long de la cérémonie. Sa fille de 11 ans qui se faisait appelé « Ti commissaire» par son père s’accrochait à sa mère comme un gang à une main

Entre-temps, deux autres  filles du défunt, certains de ses frères, un neveu et de nombreux amis de la famille se bousculaient au micro afin d’adresser un mot à l’assistance en guise de témoignage de bonté et de droiture à l’endroit du magistrat disparu.

«Il était le plus sage d’entre nous et aucun d’entre nous n’ose dire le contraire» a lancé le président de l’Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMHA), le juge Duret Durin lors de son intervention du haut de la chair de l’église Melkite à Montréal.

Mais la cérémonie qui se voulait sobre au départ a assez vite pris des allures politiques au fil des interventions qui montraient du doigt le régime du président Michel Martelly dans la mort du juge.

Prix Jean Serge Joseph

Le juge Durin s’est ajouté à longue liste de gens qui croient ou qui affirment que la rencontre du 11 juillet a bel et bien eu lieu au cabinet de Garry Lissade, à Bourdon.

« Sa décision de convoquer des hauts fonctionnaires avaient offusqué le roi.C’est pourquoi les paroles du 11 juillet 2013 au cours de la rencontre n’ont pas été tendres à l’endroit du magistrat au point qu’il s’est fait traiter de petit juge de province», a rappelé le président de l’ANAMHA.

Afin de saluer et de pérenniser la mémoire de Jean Serge Joseph, l’association crée dorénavant un prix en son nom afin de «récompenser des juges pour leur courage et leur intégrité dans la distribution d’une saine justice».

Le juge Durin a lancé un appel à la mobilisation et à la solidarité de de ses pairs également afin que justice soit rendue à son collègue. «Si tout est possible à la vertu, aucune faute ne doit rester impunie», a-t-il dit.

Par ailleurs, on n’a pas remarqué la présence d’officiels du gouvernement, ou à défaut des représentants,  dans la cérémonie.

Toutefois, plusieurs personnalités publiques en Haïti comme l’ancien sénateur Samuel Madistin, l’ancien premier ministre Jacques Édouard Alexis, le responsable du RNDDH Pierre Espérance et le président de l’Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMHA) le juge Duret Durin ont accompagné le magistrat dans son dernier demeure

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