Commissions scolaires: des élections tenues dans l’indifférence presque complète de la population

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Le manque d’intérêt des Québécois pour les élections scolaires ne semble plus faire de doute. Le taux de participation au scrutin de dimanche, pour l’ensemble de la province, se situe sous la barre des 5 %.

Plus précisément, seulement 4,85 % des électeurs se sont présentés aux urnes dimanche, selon les chiffres du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport qui ont été rendus publics ce matin. Lors du dernier scrutin en 2007, le taux de participation avait été de 7,8 %.

Dans les commissions scolaires francophones, 4,29 % des électeurs ont exercé leur droit de vote alors qu’ils étaient beaucoup plus nombreux dans le réseau anglophone, avec un taux de 17,26 %.

Sans surprise, l’indifférence des électeurs a été la plus grande dans les grands centres urbains. Le taux de participation est de 3,9 % à la commission scolaire de la Capitale, à Québec, de 4,8 % à la commission scolaire de Montréal et de 3,2 % à la commission scolaire des Draveurs, en Outaouais.

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, réagira à ces chiffres lors d’un point de presse prévu ce matin à 10h30.

Début octobre, le message envoyé par M. Bolduc avait été très clair. «Si vous croyez que les commissions scolaires sont importantes, on vous demande de l’exprimer en allant voter», a-t-il déclaré lors d’un point de presse.

Advenant une participation décevante, une remise en question du rôle et du mandat des commissions scolaires sera inévitable, a-t-il ajouté. Tout est sur la table, y compris l’abolition.

De son côté, la Fédération des commissions scolaires pense que les déclarations du ministre Bolduc ont pu semer la confusion et démotiver les gens à se déplacer pour voter. «Quand on répète à profusion que l’avenir des commissions scolaires est incertain, il ne faut peut-être pas se surprendre que les gens ne sortent pas voter le jour des élections », a affirmé sa présidente, Josée Bouchard, par communiqué ce matin.

La Fédération en profite d’ailleurs  pour demander à nouveau au gouvernement de tenir les prochaines élections scolaires conjointement avec celles des municipalités, plutôt que de penser à les abolir.

«Si on devait éliminer les élus scolaires sur la simple base du taux de participation et non de la tâche qu’ils accomplissent, je crains qu’éventuellement, ce soit l’ensemble des élus au Québec qui se trouvent dans la même situation», a ajouté Mme Bouchard.

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