LNH/Séries: le Canadien de Montréal remporte la première manche face aux Sénateurs

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Le Canadien était privé de Max Pacioretty. P.K. Subban a été expulsé du match en milieu de rencontre. Andrei Markov a connu son match le plus difficile depuis des lunes.

Une deuxième période complètement folle a mis la table à une série prometteuse dont il a enlevé la première manche en l’emportant 4-3 sur les Sénateurs d’Ottawa, mercredi soir au Centre Bell.

On aura eu droit à un peu de tout dans ce premier match rocambolesque qui a commencé sous de bien mauvais auspices pour le CH après que Markov eut marqué dans son propre filet  à mi-chemin en première. Ça a eu tôt fait de refroidir le Centre Bell.

Mais ceux qui avaient la mauvaise idée de courir au dépanneur pendant la deuxième période ont constaté à quel point plein de choses peuvent changer en cinq minutes.

En seulement 4:43 de jeu, on a eu droit à cinq buts (dont l’un ayant nécessité une reprise vidéo) ainsi qu’à deux punitions, dont celle qui a causé l’expulsion de P.K. Subban.

L’arbitre Steven Kozari n’a pas hésité une seconde à signaler l’expulsion de Subban après que ce dernier eut donné un coup de bâton au poignet de Mark Stone et que la recrue des Sénateurs se soit effondré en douleur.

Le règlement 61.5 prévoit qu’un coup de bâton ayant causé une blessure entraîne nécessairement une punition de cinq minutes ainsi qu’une inconduite de partie. C’est une règle qui est très rarement appliquée et qui a mis Subban en furie lorsqu’il a appris, dans l’antichambre du vestiaire, que Stone était revenu au jeu quelques minutes plus tard.

«C’était un coup de bâton vicieux à un endroit du corps qui est mal protégé, a martelé l’entraîneur-chef des Sénateurs Dave Cameron après le match. La solution est assez simple: ou bien il est suspendu, ou bien l’un de leurs meilleurs joueurs sera victime d’un coup de bâton et nous écoperons de cinq minutes.»

Cameron sera déçu d’apprendre que la LNH ne suspendra pas Subban pour son geste.

Son équipe a quand même profité de la punition majeure pour marquer deux buts, mais Lars Eller – l’un des meilleurs des siens dans cette rencontre – a également inséré un but en infériorité numérique dans tout ça. Le but d’Eller était bien préparé par Brian Flynn, qui a connu un match absolument magique en marquant à la fin de cette deuxième période ce qui allait s’avérer le but gagnant.

Flynn a récolté trois points et son compère Torrey Mitchell, acquis des Sabres de Buffalo quelques heures après lui, a de son côté marqué le premier but du Canadien.

Ça tombe bien que les troisième et quatrième trios aient autant contribué car les Sénateurs ont fait de l’excellent travail pour neutraliser les trios de Tomas Plekanec et de David Desharnais. On le répète ad nauseam: les buts dans la LNH se créent souvent à partir d’une bonne présence au filet. Brendan Gallagher est le meilleur du Canadien dans cette phase du jeu et c’est sur lui que les Sénateurs avaient décidé de jeter leur dévolu. Ils lui ont ôté tout espace pour manoeuvrer. Non seulement a-t-il eu à en découdre avec le défenseur Marc Methot très tôt dans le match, et non seulement a-t-il reçu encore plus d’abus physique qu’à l’habitude, mais il a été incapable de s’approcher du filet adverse. Plekanec, Galchenyuk et lui ont eu possession de la rondelle, ils ont passé du temps en zone ennemie, mais on les a forcés à rester en périphérie et ils ont rarement menacé.

Mais quand même: grâce à une rondelle bondissante qui a échappé à Erik Karlsson, Plekanec a pu inscrire un but important lors d’un deux-contre-un en battant le gardien Andrew Hammond entre les jambières pour donner les devants à son équipe pour la première fois, 15 secondes seulement après le but de Mitchell. Ça donnait les devants au CH pour la première fois dans le match.

En retard d’un but au troisième vingt, les Sénateurs avaient besoin de presser le pas, mais Carey Price et ses défenseurs- qui n’étaient plus que cinq – ont joué leur meilleure période du match.

Voilà donc le Tricolore qui ravit la première manche aux Sénateurs et qui vient effriter un peu le vernis de la belle histoire de Hammond. L’étonnante recrue des Sénateurs a été mise à l’épreuve 39 fois et a paru chancelant sur quelques-uns d’entre eux.

Les deux équipes remettent ça vendredi soir.

 

 

 

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