Le président américain Barack Obama

Le président américain Barack Obama

« Onze millions de nouveaux emplois… » « Dix millions de personnes nouvellement détentrices d’une assurance maladie… » Après des années de crise économique et de guerres, le président Obama a appelé les Américains, dans son septième discours annuel au Congrès, hier soir, à « tourner la page », et à façonner la prospérité retrouvée de la première économie mondiale. Voici cinq propositions formulées par le président.

 « Le taux de chômage [aux États-Unis] est moins élevé aujourd’hui qu’avant la crise financière », a dit Obama, hier. Or, malgré les avancées, les États-Unis tirent de l’arrière sur plusieurs tableaux. « Nous sommes le seul pays avancé au monde qui ne garantit pas de congés de maladie payés ou de congés de maternité payés. »

Le président a parlé de la nécessité d’avoir un programme de garderies universel. « Des familles paient plus cher pour la garde de leurs enfants que pour leur hypothèque », a-t-il lancé. Le président a aussi invité les membres du Congrès à voter pour augmenter le salaire minimum, ce que les républicains refusent de faire. « Si vous croyez vraiment qu’il est possible de faire vivre une famille avec 15 000 $ par année, allez-y et essayez-le », a lancé Obama.

L’élan dont bénéficie l’économie américaine a dopé le taux d’approbation de Barack Obama, en hausse de neuf points de pourcentage depuis décembre. Hier, le président a semblé miser sur la reprise économique pour proposer une ambitieuse refonte des lois sur l’impôt.

« Accepterons-nous une économie où seulement quelques-uns d’entre nous gagnent des montants spectaculaires, ou allons-nous plutôt nous engager à bâtir une économie qui produit des hausses de salaire et des occasions pour tous ceux qui y mettent l’effort ? », a lancé le président. Les républicains ont déjà dit qu’ils ne voteraient pas pour l’initiative.

Le président veut aussi taxer davantage les grandes banques, de même que les contribuables ayant des revenus familiaux de 500 000 $. Ces changements permettraient au Trésor public d’aller chercher 320 milliards sur 10 ans, histoire de financer de nouveaux crédits d’impôt pour la classe moyenne et de l’aide financière aux étudiants.

Sur la question du climat, le président a décoché une flèche aux républicains, qui répondent souvent qu’ils « ne sont pas des scientifiques » lorsqu’on les interroge sur le sujet. « Eh bien, je ne suis pas un scientifique non plus, a dit Obama. Mais vous savez quoi ? Je connais plusieurs très bons scientifiques à la NASA et à la [National Oceanic and Atmospheric Administration] ». Obama a noté que les États-Unis « produisent plus d’énergie solaire toutes les trois semaines que le pays au complet n’en produisait en 2008 ». Il a appelé à la signature d’un grand pacte international « cette année ».

L’un des objectifs du président hier soir était d’inciter le public à faire pression sur les membres du Congrès, notamment sur les élus républicains, pour que les choses bougent, explique Frédérick Gagnon. « Il pousse la conversation dans cette direction. »

Attaquer le groupe État islamique

Les États-Unis et une coalition internationale, dont fait partie le Canada, attaquent le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie depuis l’été dernier. Or, le Congrès américain ne s’est pas encore prononcé sur la question.

Obama aimerait rectifier la situation. « Ce soir, j’appelle le Congrès à adopter une résolution autorisant le recours à la force contre le groupe État islamique, afin de montrer au monde que nous sommes unis dans cette mission. »

Mettre fin à l’embargo contre Cuba

Le président Obama a demandé au Congrès américain de lever l’embargo contre Cuba, en place depuis le 19 octobre 1960. « Nous mettons fin à une politique qui a dépassé il y a longtemps sa date d’expiration. Voilà une occasion de mettre fin à un épisode qui nourrit la rancoeur dans notre hémisphère […]. Cette année, le Congrès doit commencer le travail menant à la fin de l’embargo. »

Jusqu’ici, le parti républicain s’est vivement opposé à tout changement concernant le traitement réservé à Cuba. Or, la majorité des Américains appuient une ouverture envers Cuba.

 

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